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Avec plus de 80% du temps passé dans les espaces clos, la qualité de l’air intérieur s’impose comme une préoccupation sanitaire et environnementale majeure pour les populations et les pouvoirs publics.

Les bougies parfumées et les encens, faux amis de la qualité de l’air intérieur

 

Selon un sondage TNS Sofres, 68% des utilisateurs de bougies parfumées et 58% des utilisateurs d’encens pensent que cette pratique peut avoir un impact positif ou n’a pas d’effet sur la qualité de l’air intérieur. Respectivement 23% et 27% d’entre eux utilisent même ces produits dans l’objectif de l’améliorer.

Cette perception est à l’inverse de la réalité : l’étude a analysé plusieurs scénarios d’usage de 9 bougies parfumées et de 9 encens (continu, régulier ou occasionnel) dans des conditions réalistes. Il est montré que certains usages de ces produits parfumant peuvent conduire à des dépassements de valeurs sanitaires pour certains polluants.

En effet, en brûlant, ces bougies et encens dégagent des produits polluants comme du benzène ou du formaldéhyde. Une trop grosse concentration de ces produits peut conduire à des risques d’irritation des voies respiratoires, voire, à long terme, à une augmentation du risque de cancer pour les utilisateurs intensifs.

L’encens encore plus polluant que les bougies

 

Les mesures effectuées ont montré que d’une manière générale les niveaux de concentration atteints pendant et après la combustion des bâtons d’encens étaient très largement supérieurs à ceux obtenus pour les bougies parfumées.

Les bougies, elles, émettent du formaldéhyde plus longtemps après leur extinction, et rejettent des particules plus fines, donc plus dangereuses pour les voies respiratoires. Cependant, les émissions des produits testés sont très différentes d’un produit à l’autre, tant pour les encens que pour les bougies.

Par ailleurs, les bougies émettent globalement moins de particules que les encens mais diffusent du formaldéhyde plus longtemps après leur extinction, et rejettent des particules plus fines, donc plus dangereuses pour les voies respiratoires.

Cette étude permettra de poursuivre les réflexions sur les mesures à envisager, en particulier concernant un étiquetage relatif aux émissions de ces produits.

Les bonnes pratiques pour minimiser les effets potentiels sur la santé

 

L’ADEME recommande de limiter la fréquence d’utilisation et d’éviter de brûler plusieurs produits simultanément. Pour l'encens, le conseil donné est de privilégier ceux présentant le moins de matière. Pour un même encens, brûler un bâtonnet fin est préférable à brûler un cône ou de gros morceaux de résine. Lorsque l’effet attendu est atteint, pensez à éteindre l’encens, sans attendre que sa combustion soit complète.

Il faut bien sûr ne pas inhaler directement la fumée et aérer la pièce après l’utilisation, pendant au moins 10 minutes, par une ouverture sur l’extérieur. Il vaut mieux en limiter l’usage, en particulier en présence de personnes dont le système respiratoire est plus sensible (enfants, femmes enceintes, personnes asthmatiques, personnes âgées, etc.).

La 3e journée nationale de la qualité de l'air le 20 septembre 2017

 

Créée en 2015, la Journée nationale de la qualité de l'air a pour objectif de favoriser la mobilisation individuelle et collective pour sensibiliser les citoyens à l'importance de respirer un air de bonne qualité. Pour cela, collectivités, entreprises, associations, écoles, citoyens sont invités à organiser et à participer à des événements qui pourront montrer les bonnes pratiques pour lutter contre la pollution de l'air : conférences, portes-ouvertes, expositions, expérimentations, jeux, etc.